Rapport d’activités du 8ième congrès

Introduction

Le 8e congrès de la Société Ivoirienne de rhumatologie s’est tenu dans le cadre merveilleux de l’Hôtel Etoile du Sud de Grand-Bassam du 05 au 07 Juin 2019. Il a accueilli les participants de plusieurs horizons venant de France, d’Afrique Centrale et d’Afrique de l’Ouest.

Durant ces trois jours, les participants ont communiqué et échangé sur les affections rhumatologiques en milieu tropical, thème principale du dit congrès.

A travers 71 communications, 11 posters, 3 conférences et 1 atelier sur l’échographie en pratique rhumatologique, les participants ont échangé et confronté leurs expériences successivement sur les rhumatismes inflammatoires chroniques, les infections ostéoarticulaires, les rhumatismes dégénératifs, la pathologie générale ostéoarticulaire et osseuse.

  1. LES RHUMATISMES INFLAMMATOIRES CHRONIQUES
  • Au plan épidémiologique,

Il s’agissait d’affections rares, prédominant chez la femme d’âge mur et âgée.

  • Au plan diagnostique

      Les critères habituels ont été utilisés. La polyarthrite rhumatoïde demeure le rhumatisme inflammatoire chronique le plus fréquent suivi du lupus systémique.

      Le lupus systémique a été caractérisée par des manifestations graves: neuropsychiatriques (2/3 de cas), pleuropulmonaires, cardiovasculaires à travers lesquelles il a été démontré que cette connectivite majeure était associée à une fréquence élevée de facteurs de risque cardiovasculaires et à une artériopathie oblitérante des membres inférieurs. Quant à l’atteinte rénale, elle a été fréquemment diagnostiquée (2/3 des cas) avec un décès obtenu dans 25% des cas.

       Pour ce qui concerne la polyarthrite rhumatoïde, le diagnostic a été basé sur les critères ACR 1987 et ACR-EULAR de 2010. Le délai diagnostique moyen variait à travers les différentes études entre 44 à 63 mois. Elle a été caractérisée par une activité élevée. De multiples facteurs ont été associés à des signes extra articulaires et aux déformations.

       Le traitement des rhumatismes inflammatoires chroniques est basé globalement sur la corticothérapie et les immunosuppresseurs. Le suivi à 1 an a été marqué par un taux de rémission faible dans la polyarthrite rhumatoïde.

2. LES INFECTIONS OSTEOARTICULAIRES

Leur fréquence demeure très élevée notamment le mal de Pott, première infection en pratique rhumatologique dans notre contexte. Les différentes communications ont rapporté qu’aussi bien les hommes que les femmes de tous les âges étaient concernés.

Le diagnostic a été le plus souvent présomptif basé sur les arguments épidémio-cliniques, thérapeutiques et évolutifs. Le diagnostic histologique demeure toujours difficile. En revanche, le diagnostic bactériologique par la PCR-BK dans les abcès est de plus en plus pratiqué. Des complications neurologiques ont été rapportées dans 1/3 de cas et les facteurs associés à la présence de ces complications étaient l’étage dorsal et la présence d’une épidurite.

Le traitement du mal de Pott basé sur les antituberculeux d’une durée d’au moins douze mois, n’était pas dénué d’effets secondaires nécessitant une surveillance notamment une hyperuricémie et une cytolyse hépatique.

Les affections à germe banal posent le problème de l’identification du germe.

3. LES RHUMATISMES DEGENERATIFS 

Ils sont dominés par les lombalgies communes dont les complications neurologiques déficitaires sont rarement diagnostiquées.

Leur prise en charge est pluridisciplinaire incluant la neurochirurgie. Outre le traitement habituel dans les lombalgies communes, les infiltrations épidurales par le hiatus sacrococcygien pourraient occuper une place de choix de même la neurostimulation pour les douleurs neuropathiques. N’oublions pas les mesures d’hygiène du dos.

Concernant les articulations périphériques, la gonarthrose altère la qualité de vie ; le retentissement fonctionnel et la durée d’évolution en sont les facteurs prépondérants.

4. LA PATHOLOGIE GENERALE OSTEOARTICULAIRE ET OSSEUSE

Elles sont nombreuses et variées.

5. LES CONFERENCES

Le professeur TREVES nous a édifié sur l’histoire culturelle de la polyarthrite rhumatoïde.

Le docteur LARBRE nous a édifié sur les rhumatismes inflammatoires de l’adolescent : âge transitionnel.

6. L’ATELIER ECHOGRAPHIE

Cet atelier nous a montré l’importance de l’échographie ostéoarticulaire notamment dans la polyarthrite rhumatoïde.

PERSPECTIVES :

Il importe une :

  • Mutualisation d’échanges Nord-Sud ;
  • Réalisation d’études de cohorte multicentrique concernant différents pays d’Afrique noire francophone.

Equipe de rédaction :

Dr DIOMANDE Mohamed (MCA) : Coordonnateur 

Dr LAMINI Norbert

Dr KOLA Hamed

Dr KANE Baidy

Dr GBEZO Davy

Dr TIENDREBEOGO Evariste

Dr MANINZOU Suzy D : secrétaire

Dr HODJIGUE Fabrice

Dr TOE-ROUAMBA Nadia

Dr ABASSIRI A

Dr SOW

 

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